« L’Assurance Maladie en 2025 » Colloque de l’ADCAM, 18 et 19 janvier 2017 à Tours : Réservez les dates sur votre agenda !

« L’Assurance Maladie en 2025 », un sujet ambitieux que d’aucuns qualifieront d’hasardeux, tant le domaine de la santé est parsemé d’incertitudes. Mais c’est aussi un sujet majeur pour les cadres dirigeants du réseau et les personnels des organismes. Alors prenons la peine de l’explorer ! «Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va» disait le stoïcien Sénèque. C’est le parti pris de ce colloque !

 

Première difficulté, la forte progression des besoins de santé et les modalités de leur financement. Selon les projections effectuées par différents experts1, les dépenses totales de santé évolueraient de 10,3 % du PIB en 2011 à 13,1 % en 2060 soit une progression de 2,3 points. Une forte augmentation corrélée au vieillissement de la population, aux poids des pathologies chroniques mais aussi au renchérissement croissant du coût des médicaments et dispositifs innovants.


Cette évolution est-elle soutenable sur le plan économique ? Sera-t-elle compatible avec les modalités actuelles de financement ? Devra-t-on ajuster le panier de soins couvert par l'Assurance Maladie ?

 

Deuxième incertitude, l'impact conjugué des progrès médicaux et de l'évolution de la demande sociale. L'émergence d'une médecine génétique, d'une médecine prédictive précoce ou encore d'une médecine de régénération en lien avec le vieillissement
de la population pourrait interpeller la relation médecin-malade et les modalités de prise en charge des soins, avec pour corollaire une meilleure régulation du système de soins (médecine préventive, fluidification de la chaîne de soins, meilleure connaissance épidémiologique de la population), ou au contraire, l’essor de nouvelles dépenses sous l’effet de la pression consumériste.


Troisième défi, le développement de l'e-santé ou encore du DMP dont l'usage réel est encore timide dans notre pays. Un discours consensuel réunit pouvoirs publics, industriels, représentants des patients et professionnels de santé sur les bénéfices de l'e-santé. Ce marché a pris de l'ampleur aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni ou encore en Corée du Sud. En France, la relance récente du projet DMP devrait donner un nouvel élan en faveur de l'e-santé. Pour peu que l'on dépasse de simples expérimentations qui se succèdent sans modifier les pratiques et les usages.

 

Autre questionnement, celui des nouveaux leviers à activer pour réguler la dépense de santé, avec la question clé de la place des différents opérateurs.
Doit-on développer la place de la France dans le marché international des soins ? Faut-il privatiser la Sécurité Sociale comme le suggère l'économiste, Jean Marc Daniel ou à l’inverse, renforcer l’étatisation de la santé comme le réclame Gérard Larcher6 ? Faut-il confier de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires ?


D'une manière plus générale, faut-il faire émerger de nouveaux axes de collaboration entre producteurs de soins et financeurs : échanges d'informations, échanges d'expertises sur l'optimisation des parcours, délégation renforcée de gestion du risque... ? C'est déjà le cas dans certains pays avec des modèles totalement intégrés dans lesquels offreurs et payeurs relèvent de la même organisation.


Dernier défi et pas des moindres, celui de l'organisation cible de l'Assurance Maladie et des autres régimes à l'horizon 2025.
Dans le domaine de la gestion du risque, la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire (HPST) en 2009 a conféré de nouvelles responsabilités aux ARS en lien avec l’Assurance Maladie. Une coexistence de deux réseaux qui nous singularise au regard de nombreux pays dans lesquels des assureurs santé ont su construire des organisations internes renforçant les synergies entre gestionnaires, statisticiens et médecins. L'enjeu étant de rendre ces assureurs plus performants et plus réactifs aux évolutions du système de soins.


Autre élément de complexité, la gestion de l'Assurance Maladie par 86 opérateurs et 14 régimes obligatoires différents. A tel point que l'Inspection Générale des Finances et l'Inspection Générale des Affaires Sociales recommandent une structuration de l'ensemble du secteur de l'AMO autour de 2 opérateurs (CNAMTS et MSA). Sans négliger, l'impact du
digital et de l’interopérabilité des systèmes d’informations qui bousculent les modèles organisationnels qui prévalaient jusqu’alors.

Quelle organisation devra-t-on privilégier pour la régulation du système de soins ? Quelle place souhaitera- t-on donner à l'Assurance Maladie ? Quelle sera la configuration cible des réseaux Maladie en 2025 ?


Autant de questions qui seront au coeur de ce colloque.

 

«L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare» disait le philosophe Maurice Blondel. Cela sera le fil conducteur de notre colloque.


Avec l’espoir que l’éclairage d’acteurs majeurs du système de soins en France et au-delà puisse esquisser les contours de l’Assurance Maladie de demain. Avec un large débat ouvert à des témoignages d’économistes, de Start up et de décideurs à la tête d’importants réseaux au sein de la sphère marchande.


Ce colloque sera proposé à tous les Agents de Direction de l’Assurance Maladie (CPAM, DRSM, CARSAT, UGECAM, CTI) et à l’ensemble des Directeurs intéressés au sein des réseaux de la Sécurité Sociale, dans la limite des places disponibles.


Un projet de programme du colloque vous sera diffusé avant la fin octobre. D’ores et déjà, nous vous invitons, à réserver sur votre agenda les dates des 18 et 19 janvier 2017. Les inscriptions à cette manifestation débuteront à compter de la mi-octobre.

Tribune

« L’Assurance Maladie en 2025 » Colloque de l’ADCAM, 18 et 19 janvier 2017 à Tours : Réservez les dates sur votre agenda !

« L’Assurance Maladie en 2025 », un sujet ambitieux que d’aucuns qualifieront d’hasardeux, tant le domaine de la santé est parsemé d’incertitudes. Mais c’est aussi un sujet majeur pour les cadres dirigeants du réseau et les personnels des organismes. Alors prenons la peine de l’explorer ! «Il n’y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va» disait le stoïcien Sénèque. C’est le parti pris de ce colloque !


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